Marsanne

Parking de la poste - 26 740 Marsanne

Voir le trajet

Marsanne est une petite commune d’environ 1500 habitants appartenant à la Drôme provençale, les paysages et le climat ressemblent déjà à ceux de la Provence. 

L’endroit est occupé dès l’Antiquité, il sera fortifié au Ve siècle. Sa localité sur la route des croisades et sa hauteur font du village une place forte convoitée permettant de surveiller la plaine.

La localité appartient successivement à différentes puissantes familles et même quelque temps à la papauté.

Après les troubles des guerres de Religion, Marsanne recouvre sa prospérité et s'étend vers la plaine où se développe un vignoble réputé. C'est ici que naquit la réputation du cépage blanc de la Marsanne.

La place centrale du nouveau village est ornée de la Fontaine de l’Obélisque, aussi connue sous le nom de « Grande Fontaine » ou « Fontaine des Romains. Elle a été érigée à la naissance du fils de Napoléon Ier en 1811. 

L’horloge solaire située en façade de l’obélisque est l’œuvre de Charles Joseph Montluisant, ingénieur des Ponts et Chaussées. Il fut maire de Marsanne de 1848 à 1850 et de 1852 à 1859. Sous le balancier du cadran solaire, une ancienne plaque indique les distances séparant la commune des principales villes du département. 

Sur la place le château de Montluisant date du XIXe : il s'agit d'une demeure noble élevée sur les bases d'une bâtisse du XVIIe. 

En empruntant la rue du Comte de Poitiers, dite la Côte, on arrive à l'imposant beffroi avec sa cloche et son horloge. Enjambant le Porte du Lachard située dans un pan de mur des anciens remparts, ce beffroi fut une tour de guet au Moyen Âge et aussi le lieu de la remise des clés du village au futur roi Louis XIIe en 1426.

 



L’ancien village

Au Vème siècle, ce petit village fortifié a une grande influence sur les autres villages des alentours. Pendant la féodalité le fief appartint à différentes familles, les Poitiers, les Adhémar et même à la Papauté.

Dans les années 1580, les protestants s’emparent de Marsanne, mais n’y restent que quelques mois. En 1589, le duc de Lesguidière à la tête de cinq cent chevaliers du parti protestant et munis de trois pièces d’artillerie font à nouveau le siège de Marsanne. Malgré les cent cinquante coups de canon contre la muraille, la cité défendue par une garnison royale commandée par un nommé Coursas, ne sera pas prise.

Le vieux village est dans son ensemble protégé au titre des monuments historiques. Le quartier médiéval, un dédale de ruelles escarpées et pavées de galets où se sont installés galeristes et artisans invite à la balade.

Par là on trouve le presbytère du XVIe siècle, adossé aux anciens remparts, par ci la maison des Adhémar de Brunier, seigneurs de Marsanne de 1582 à 1784, ou encore la chapelle Saint-Claude, l'un des plus anciens édifices du village.

Plus haut l’église Saint-Félix vous accueille, remanié au XVe siècle sur des bases du XIIe siècle elle fut attachée à un ancien prieuré et fit office d'église paroissiale jusqu'à la Révolution.

Tout près de là, les vestiges d'un donjon marquent l'emplacement de l'ancien château féodal bâti du XIe au XIVe siècle, témoignant de son riche passé moyenâgeux. Le vaste édifice qui englobait l'église fut démantelé à la fin du XVIIe.

 



Le sanctuaire de Notre-Dame de Fresnau

A quelques centaines de mètres au nord-ouest du vieux village, le sanctuaire de Notre-Dame de Fresnau est composé d'une chapelle et d'une fontaine miraculeuse. 

La chapelle de Notre-Dame de Fresneau se dote de miracles. Au XIe siècle, une jeune fille aveugle fit un rêve dans laquelle la Vierge apparaît et demande la construction d'une chapelle qui lui serait consacrée. Un peu plus tard, en buvant de l'eau d'une source qui se trouve à l'endroit indiqué par Marie, la fille recouvra sa vue. Suite à ce miracle, la chapelle devient un lieu de pèlerinage.

Pendant la guerre de Crimée plus de 20 000 pèlerins assistèrent à une cérémonie pendant laquelle des prières en faveur de la paix furent prononcées. Ce jour-là, le 8 septembre 1855, coïncide avec la date de la victoire des troupes franco-britanniques et en commémoration la chapelle s'est vu donner deux canons russes pris à Sébastopol.